Faculté des Sciences et Techniques, Université Marien NGOUABI

Inventaire des plantes cosmétiques des régions de la République du Congo : vers une valorisation durable des savoirs ancestraux et de la biodiversité

Informations

Typologie
Faculté des Sciences et Techniques, Université Marien NGOUABI

Nom
NGUILA BAKALA

Prénom
Melain Merland

Email
nguilabakalamelainmerland@gmail.com

Fonction
Doctorant

Adresse
Place Charles De Gaulle, sur l'avenue O.U.A dans le 2ème arrondissement Bakongo

Pays
République du Congo

Présentation de l'organisation
Laboratoire de Biodiversité de Gestion des Ecosystèmes et de l'Environnement de la Faculté des Sciences et Techniques de l'Université Marien NGOUABI

Rôle de l’organisation dans le projet
1. Gestion des ressources. L'organisme sera responsable de la mobilisation des ressources nécessaires, dont le chauffeur et le véhicules pour la mise en œuvre du projet.

2. Suivi et évaluation. L'organisme surveillera l'avancement du projet en suivant les indicateurs de performance et en s'assurant que les objectifs initiaux sont atteints. Il mettra en place des mécanismes d'évaluation pour ajuster les actions en fonction des résultats et des imprévus.

3. Clôture et capitalisation des résultats. En fin de projet, l'organisme organisera la clôture du projet, y compris l'évaluation finale, la rédaction des rapports et la capitalisation des leçons apprises pour de futurs projets. Il pourra également s'assurer que les résultats sont bien diffusés auprès des bénéficiaires ou du public cible.

Projet

Titre du projet
Inventaire des plantes cosmétiques des régions de la République du Congo : vers une valorisation durable des savoirs ancestraux et de la biodiversité

A quel(s) axe(s) de l'appel à projets Cosmétopée votre candidature répond ?
Axe1 – Programmes de recherche et de formation appliqués à la cosmétopée

Description détaillée des actions que vous prévoyez de mener dans le cadre de votre projet
Ce projet a pour objectif général de valoriser les plantes de la cosmétopée congolaise. Plus spécifiquement, il s’agira de :
 Réaliser une enquête ethnobotanique auprès des autochtones et des populations détenteurs de savoirs ancestraux ;
 Déterminer les caractéristiques bioécologiques et les affinités phytogéographiques de ces plantes ;
 Etudier les conditions de reproduction générative et végétative de ces plantes.

Quels seront les bénéficiaires des actions menées?
Toutes les parties prenantes impliquées dans les problématiques de la cosmétopée et de gestion des ressources naturelles, la communauté scientifique, les utilisateurs traditionnels et les organismes nationaux tant sanitaires, scientifiques, éducatifs que politiques.

Quels sont les résultats et impacts attendus de votre projet ?
Les résultats de ce projet seront :
— La mise en évidence des plantes cosmétiques de la République du Congo et de leurs vertus ;
— L’écologie et la répartition phytogéographique de ces plantes ;
— Une cartographie de localisation des espèces de plantes ;
— Un herbier et un répertoire photographique ;
— La mise en évidence des conditions de reproduction générative et/ou végétative de ces plantes.
Ces résultats feront considérer l’importance de ces plantes dans l’environnement local, dans la toute la région Guinéo-congolaise et partout dans le monde, ce qui augmentera l’intérêt de les préserver et les conserver en les utilisant durablement.

Quelle méthode de suivi et d'évaluation prévoyez vous de mettre en place pour que ces résultats et impacts soient optimisés?
Pour optimiser les résultats et les impacts du projet, une méthode de suivi et d'évaluation (S&E) bien structurée est essentielle. Un plan de suivi des activités du projet sur le terrain sera mis en place. Chaque étape de l'inventaire (exploration, identification, documentation) sera suivie d’un rapport hebdomadaire pour évaluer l'avancement. Ce suivi sera fait en collaboration avec les communautés locales pour obtenir des informations de qualité sur les pratiques traditionnelles. Par ailleurs, il y aura un suivi rigoureux de la gestion des échantillons de plantes et des bases de données.
Pour ce qui concerne l’évaluation, la méthode participative sera utilisée. Celle-ci impliquera les communautés locales et les porteurs du projet. Cela permettra non seulement d'améliorer la collecte de données par la coproduction de connaissances, mais aussi de s'assurer que les résultats obtenus ont un impact direct sur les bénéficiaires. Ainsi, les groupes de discussion communautaires et les Enquêtes de satisfaction seront mis en place.
En parallèle, les analyses comparatives des données seront entreprises entre les données initiales (sur les plantes cosmétiques connues et les pratiques ancestrales), celle à mi-parcours et celle en fin du projet (nombre total de plantes identifiées et valorisées, impact sur les communautés locales et la biodiversité). Ces analyses comparatives seront associées aux défis rencontres et aux ajustements nécessaires.
De plus, une fois les données vulgarisées par le biais des publications scientifiques, catalogue photographique, communication auprès des communautés locales de classe ouvrière, estudiantine, scolaire et ou politique, le suivi se fera sur l’impact à long terme des résultats de notre projet. Ces impacts concerneront :
— Les effets de la valorisation des plantes cosmétiques sur l'économie locale (ex. : génération de revenus par l'utilisation des plantes pour des produits cosmétiques) ;
— Les effets sur l’utilisation durable, la conservation de la biodiversité et la préservation des espèces de plantes identifiées ;
— Les effets sur la transmission des savoirs ancestraux dans les communautés.
En fin, une évaluation finale sera réalisée à la fin du projet. Elle inclura une revue complète des résultats obtenus, des défis rencontrés et des recommandations pour les projets futurs. La capitalisation des leçons apprises permettra d'améliorer les projets similaires à l'avenir, notamment en termes de méthodes d'inventaire, de gestion des savoirs et de conservation de la biodiversité.

Sur quelle durée prévoyez-vous de mettre en place votre projet? Quelle en sera la date de démarrage?
Le projet s'étendra sur 18 mois. A compter du 15 janvier 2025

Quelles sont les principales étapes de votre projet?
La première étape de notre projet était la préparation et la planification qui incluaient la définition des objectifs du projet, l’étude de faisabilité et planification initiale du projet, l’identification des parties prenantes et l’élaboration du plan de travail. La suite comprendra :
— Phase de recherche documentaire à partir d’une revue de la littérature des études antérieures sur les plantes cosmétiques dans la région Guinéo-congolaise et les savoirs ancestraux associés à ces plantes.

— Phase de collecte de données sur le terrain : (1) documentation des savoirs ancestraux en travaillant avec les communautés locales pour collecter les informations traditionnelles sur l’utilisation des plantes cosmétiques, en s’appuyant sur des entretiens et des observations participatives ; (2) échantillonnage des plantes cosmétiques par prospections sur le terrain, en suivant une méthodologie scientifique rigoureuse pour garantir la représentativité des espèces ; (3) photographie et enregistrement des spécimens pour des analyses ultérieures en documentant les plantes identifiées avec des photos et des descriptions botaniques.
— Phase d'analyse et de classification : (1) identification botanique des espèces avec l'aide de spécialistes en botanique ; (2) analyse des pratiques cosmétiques ancestrales et leur lien avec les espèces végétales identifiées ; (3) la répartition géographique des espèces cosmétiques collectées en utilisant le SIG (Système d’Information Géographique).

— Phase de valorisation des savoirs et de sensibilisation : partage des résultats avec les communautés locales, organisation des ateliers de restitution dans les régions concernées en insistant sur l'importance de préserver ces savoirs ancestraux.

— Phase de suivi et d'évaluation

— Phase de diffusion et capitalisation : (1) diffusion scientifique et publique ; (2) promotion de la biodiversité et de la culture locale.

— Phase d'impact à long terme et durabilité : suivi des bénéfices économiques et environnementaux.

Quelles seront les ressources humaines impliquées?
Les ressources humaines impliquées seront les porteurs du projet, Experts en Botanique, un chauffeur, Spécialistes en Systèmes d’Information Géographique (SIG), les peuples autochtones, et les populations détenteurs de savoirs ancestraux,

Quelles sont les organisations institutionnelles avec lesquelles vous travaillerez dans le cadre de votre projet?
La société forestière CIB (Congolaise Industrielle des Bois) et IFO (La Société Industrie Forestière de Ouesso) où seront menés les travaux de recherche au Nord Congo. L’Institut de Recherche Forestière du Congo (IRF) et le Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD).

De quelle manière assurerez-vous l'éthique de votre projet?
Tous ceux qui participeront directement à ce projet seront remerciés dans le rapport final et cités comme co-auteurs dans les publications des articles. Le donateur sera mentionnés dans le rapport final et des articles que nous publierons et dans toutes les communications que nous ferons. Les consentements éclairés seront obtenus de toutes les populations participants aux enquêtes.

Quel est le budget de votre projet?
26 195,994 €

Document Annexe

Partenaires

Victor N'GOKA
Victor N'GOKA
Doctorant Laboratoire de Pharmacodynamie et de Physiopathologie Expérimentale (L2PE)