Université de Dschang, Fac. Sciences, Département de Biologie Végétale
Savoirs traditionnels de la cosmétopée dans les Hautes Terres de l’Ouest Cameroun
Informations
- Typologie
- Université
- Nom
- Fonkou
- Prénom
- Théophile
- tfonkou@yahoo.fr
- Fonction
- Enseignant-Chercheur
- Adresse
- BP 67 Dschang
- Pays
- Cameroun
- Site web
- Site web
- Présentation de l'organisation
- Le Département de Biologie Végétale de la Faculté des Sciences de l'Université de Dschang, dispose d'une Unité de Recherche de Botanique Appliquée (URBOA) ayant pour objectif de contribuer à une meilleure gestion et une judicieuse exploitation des ressources végétales locales. Cette contribution se fait par la conduite des travaux de recherche transversaux en systématique, en l’écologie, en physiologie et biotechnologie végétales. Ces travaux s’articulent autour des axes suivants :
- Ecologie et physiologie des macrophytes et des microphytes proliférant dans les milieux humides
- Systématique et ethnobotanique des plantes médicinales locales.
- Composition floristique et dynamique des peuplements végétaux en paysages anthropisés.
- Relations flore algale/paramètres physico-chimiques de quelques écosystèmes aquatiques particuliers.
- Pathologies végétales et impact sur la biodiversité et la production des espèces de rente.
- Mécanismes physiologiques impliqués dans les étapes clés de la dormance des graines, du développement des plantes et de la maturation des fruits locaux.
- Variabilité climatique au cours de l’Holocène et son impact sur les écosystèmes.
- Diversité des ressources phytogénétiques et valorisation des productions végétales indigènes.
L’URBOA contribue ainsi à la gestion durable de la biodiversité en relation avec l’environnement, à la restauration des systèmes qui peuvent être perturbés par des forçages d’ordre climatiques ou anthropiques. Elle est actuellement le socle scientifique pour la formation des jeunes et des formateurs en sciences du végétal.
- Rôle de l’organisation dans le projet
- Conduire les activités de recherche, Assurer la coordination générale de toutes les activités du projet
- Références : projets antérieurs, publications, …
- Projet:
Sud Expert Plantes Développement Durable (SEP2D) (2017-2020)
Valorisation de quelques plantes aromatiques et/ou à usages cosmétiques du Cameroun suivant le Principe d’Accès et de Partage de Bénéfices (APA)
Quelques publications:
Manuella Kelly Djeuga Youga, Patrick Sonkoue Njimeli, Carine Pamela Kenfack, Junior Baudoin Wouokoue Taffo, Walter Ndam Tacham, Théophile Fonkou: Knowledge and Traditional Uses of Some Aromatic and Cosmetic Plants Species in the Western Highlands of Cameroon. Open Journal of Applied Sciences 12 (10), 1698-1718
Patrick Njimeli Sonkoue Carine Pamela Kenfack, Manuella Kelly Djeuga Youga, Armel Boris Takenne Wamba, Geo Coppens D’eeckenbrugge, Cecile Dubois and Théophile Fonkou (2023) : Ecology of Echinops giganteus A. Rich. in Sub-Saharan Africa: Distribution, Ecoclimatic Niche, and Phytosociology. International Journal of Ecology, Article ID 9310526, https://doi.org/10.1155/2023/9310526
Propagation, development phases and domestication of Cyperus rotundus L. in the Western Highlands of Cameroon. http://www.ajol.info/browse-journals.php
Projet
- Titre du projet
- Savoirs traditionnels de la cosmétopée dans les Hautes Terres de l’Ouest Cameroun
- A quel(s) axe(s) de l'appel à projets Cosmétopée votre candidature répond ?
- Axe1 – Programmes de recherche et de formation appliqués à la cosmétopée
- Description détaillée des actions que vous prévoyez de mener dans le cadre de votre projet
- Contexte du projet :
Les plantes de la cosmétopée traditionnelle constituent un patrimoine pour l’humanité, plus spécifiquement pour des communautés démunies des pays en développement (Salhi et al., 2010). La flore Camerounaise regorge une importante réserve de plantes aromatiques, médicinales et/ou cosmétiques avec plus de 8500 espèces (Betti, 2007 ; Tacham et al., 2018). Les huiles essentielles extraites de ces plantes servent de matière première à des intérêts multiples mis à profit dans les industries de la parfumerie, du cosmétique, de l’agroalimentaire, de la pharmacie et en agronomie (Anton et Lobstein, 2005 ; Aboughe et al., 2014 ; Lebon, 2020). L’exploitation industrielle de ces plantes à ces différentes fins suscitées, s’appuie sur les savoirs traditionnels liés à leurs utilisations et à leurs propriétés. Bien que le bassin du Congo abrite une flore extrêmement riche, très peu de plantes sont valorisées tant à l'échelle locale qu’internationale. Les processus de valorisation actuellement mis en place pour le peu espèces exploitées ne sont souvent pas associés à des mesures de conservation adéquates, mettant ainsi en péril la pérennité de ces espèces et accélérant l'érosion de la biodiversité. Par ailleurs, compte tenu du déploiement relativement récent du processus APA dans la plupart des pays de cette région, le partage équitable des bénéfices avec les communautés locales est rarement pris en compte dans le processus de valorisation. La recherche devrait accompagner les pays dans la mise en œuvre de ce processus notamment par la documentation sur les savoirs traditionnels de la biodiversité. Dans le cadre de cette mise en œuvre, plusieurs initiatives pilotes de valorisation ont déjà été réalisées au Cameroun. Parmi celles-ci, on peut citer la valorisation de Echinops giganteus dans la région du Mont Bamboutos et celle de Tetrapleura tetraptera à Lomié, ou encore celle de Mondia whitei à Babadjou, soutenues par la Fondation d’entreprise Mane en collaboration avec le gouvernement camerounais. De plus, une étude de bioprospection des plantes aromatiques, conforme aux protocoles de l'APA, a été menée dans le cadre du projet Sud Expert Plant Développement Durable (SEP2D). Cette étude a permis de prioriser un certain nombre d’espèces végétales de la cosmétopée (Fonkou et al., 2021). Cependant, cette étude n’a pas pris en compte toutes les localités de la région, mais aussi le savoir traditionnel local de la plupart des espèces n’a pas été documenté. Le présent projet se propose de documenter sur le savoir traditionnel de la cosmétopée de cette région, et de prospecter les pistes de valorisation des ressources génétiques y associées.
Objectifs
L’objectif global du présent projet est de contribuer à la conservation et à la valorisation durable des chaînes de valeurs des ressources génétiques végétales à usages cosmétiques dans les Hautes Terres de l’Ouest Cameroun.
Le projet est axé sur les points suivants :
● Inventaires ethnobotaniques, socioéconomiques des plantes de la cosmétopée dans les Hautes Terres de l’Ouest Cameroun ;
● Caractérisation écologique des espèces ciblées comme prioritaires pour la valorisation de l'exploitation traditionnelle
● Développer les stratégies de gestion durable des ressources identifiées
Activités prévues
Ethnobotanique et socio-économie des espèces aromatiques et/ou à usage cosmétique
Les sites d’études seront sélectionnés sous l’orientation de l’Organisation du Secteur de la Médecine Traditionnelle à l’Ouest (OSEMETO), et au niveau de chaque site, un focus groupe sera organisé avec les partie prenantes (acteurs impliqués localement dans la chaine de valeur des plantes utilisées en cosmétopée afin de collecter les savoirs généraux et de cibler des interlocuteurs pour les enquêtes ethnobotaniques). En collaboration avec cette même organisation des enquêtes seront menées auprès des populations cibles à partir de la méthodologie utilisée par Fonkou et al., 2021, Djeuga et al., 2022. Les principales questions de recherche à investiguer couvriront les catégories d’études décrites par Albuquerque et Hanazaki (2009) à savoir l’ethnobotanique descriptive (connaissances des plantes, de leurs usages, perception de l’importance et de l’écologie des plantes aromatiques et à usages cosmétiques), l’ethnobotanique de causalité (identification des facteurs sociaux, environnementaux qui déterminent la variation des connaissances sur les plantes) et l’ethnobotanique de diagnostic (efficacité ou validité des connaissances collectées à travers le calcul des indices ethnobotaniques, tests statistiques inférentiels et les régressions pour évaluer la contribution pour une connaissance de la biodiversité, prédire la disponibilité à partir des usages et expliquer la variabilité morphologiques et ou génétiques observées ). Les techniques d’échantillonnage aléatoire simple et aléatoire stratifié seront combinées. La taille de l’échantillon à considérer sera déterminée à la suite de l’enquête exploratoire en utilisant la formule de Dagnelie (1998) qui est largement documentée pour sa capacité à réduire la marge d’erreur dans les études ethnobotaniques (Houehanou et al., 2016).
Des spécimens des différentes plantes citées seront récoltés à l’aide d’un sécateur, filmées puis rangés dans des papiers journaux, pressées et séchées. Ces échantillons seront identifiés à l’aide des clés existants, puis les identifications seront confirmées à l’herbier national du Cameroun. Un herbier numérique sera mis sur pieds pour stocker des spécimens de plantes collectées sur le terrain, afin de conserver des données visuelles et taxonomiques des espèces.
Caractérisation écologique des espèces ciblées comme prioritaires pour la valorisation
La caractérisation de l’habitat se fera prioritairement pour les espèces priorisées au cours des enquêtes ethnobotaniques, mais aussi pour celle facilement accessible au moment de cette dernière. Les caractéristiques des habitats seront confirmées ou complétées au moyen de la revue de la littérature et des entretiens avec les personnes ressources. Pour se faire Nous adopterons la méthodologie phytosociologique utilisée par Sonkoué et al. (2023). A chaque fois qu’une des espèces sera identifiée sur le terrain, un quadrat d’échantillonnage de superficie variable en fonction du type morphologique sera établi. La surface de 20 m x 50 m (1000 m2) sera utilisée pour les espèces des strates arborescentes (> 10 m de hauteur) et arbustives (2-10 m), 20 m x 5 m (100 m2) pour les espèces des strates sous-arbustives (< 2 m) et herbacées hautes (> 1 m) et de 10m x 5 m (50 m²) pour les espèces de la strate herbacée basse (< 1 m). Dans chacun des relevés, plusieurs paramètres seront notés : l’altitude, les cordonnées GPS, diamètre à hauteur de poitrine, hauteur de l’individu, l’hydrologie du sol (humide ou sec), le taux de recouvrement des strates, de piste, activités humaines (Agricultures, pâturages etc..) et le nombre de ruche. L’identification des espèces se fera in-situ et ex-situ, cette l’identification sur le terrain se fera sur place avec l’aide d’un botaniste, des guides locaux ayant une connaissance des noms vernaculaires des plantes de la zone. Divers ouvrages seront ainsi utilisés notamment : Guide des adventices d’Afrique de l’Ouest (Okezie et al., 1989), les adventices Tropicales (Merlier et Montegut 1982), les fruitiers sauvages du Cameroun (Eyock et al., 2005), et Les arbres utiles du Cameroun (Meunier et al. 2015). Les identifications seront confirmées à l’Herbier National du Cameroun. Les données d’inventaires seront analysées afin de ressortir les paramètres structuraux (densité, surface terrière, abondance et fréquences) et de diversité alpha (richesse spécifique, indices de diversité, espèces indicatrices, espèces communes). Les différents paramètres seront comparés entre habitats et entre les espèces en utilisant les tests univariés et multivariés (Glélé et al., 2016). Les résultats de cette activité permettront d’avoir les caractéristiques des systèmes naturels de production des espèces priorisées.
Sur la base des données ethnobotaniques et socioéconomiques et des données d’inventaire, les espèces ciblées dans leurs habitats seront caractérisées grâce aux critères de vulnérabilité adoptés par UICN (Union International pour la Conservation de la Nature), à savoir la perception du potentiel de l’espèce sur pied, sa forme de vie et les parties exploitées. D’autres paramètres de vulnérabilités telles que la méthode de prélèvement et l’organe végétatif prélevé par les populations riveraines, la popularité des espèces et la densité seront évalués (Betti, 2001 ; 2002 ; Kamga, 2014). Cette évaluation de la vulnérabilité sera renforcée par une évaluation de la régénération naturelle et de la phénologie de l’espèce dans ses différents habitats.
Les coordonnées GPS des espèces collectées pendant la phase de terrain, dans les herbiers, les bases de données en ligne (GBIF, Tropicos, iNaturalis) permettront d’établir leurs cartes de distribution.
Stratégies de gestion durable des ressources identifiées
Les stratégies de gestion durable seront appliquées sur les espèces vulnérables et menacées. Pour évaluer la structure et la dynamique des populations des espèces, les enquêtes seront menées auprès des populations cibles préalablement enquêtées pendant les études ethnobotaniques. Au sein de chaque localité, une fiche d’enquête semi-structurée sera utilisée pour collecter des informations relatives sur l’état de connaissance. Cette fiche d'enquête portera notamment sur :
● L’abondance relative,
● L’état de domestication des espèces vulnérables,
● Le mode de régénération naturelle,
● Le savoir-faire et les pratiques locales en matière de conservation et de propagation des espèces.
Les observations sur le terrain seront également effectuées pour enrichir les données d’enquête. Suite à ces enquêtes, l’état de vulnérabilité et de la pression exercées sur les espèces sera identifié.
Renforcement des capacités des acteurs locaux : le renforcement des capacités des acteurs locaux se fera à partir de la transmission des meilleures méthodes de régénération des espèces identifiées suite à une série d’expérimentation ex situ. Ces expérimentations seront réalisées dans le site de recherche aménagé au campus de l’Université de Dschang. Les essais de régénération à partir des graines, des boutures, des bulbes, des rhizomes seront faites suivant la méthodologie de kenfack et al. (2024). A la suite de ces essais, les meilleures méthodes de régénération seront identifiées et répliquées auprès des acteurs locaux à partir de la mise en place des pépinières communautaires des espèces ménagées et vulnérables.
Des ateliers de sensibilisation et de renforcement des capacités seront organisés sur les thématiques définies sur l’importance de la conservation des ressources. Pendant ces ateliers, les formations seront faites sur les méthodes de récolte durable, de culture et de conservation des espèces vulnérables.
Les thématiques sur les lois qui régissent le processus APA seront également abordées pour sensibiliser les acteurs locaux. Il s’agit de Les lois telles le CCCA (Conditions Convenues d'un Commun Accord), Consentement Préalable donné en Connaissance de Cause (CPCC)
- Quels seront les bénéficiaires des actions menées?
- Bénéficiaires directs : Tradipraticiens, Herboristes, restaurateurs, Autres personnes dans les villages intéressées par la cosmétopée. Intermédiaires/personnes ressources : Autorités administratives et élus locaux, Autorités traditionnels
- Quels sont les résultats et impacts attendus de votre projet ?
- Ethnobotanique et socio-économie des espèces de la cosmétopée
- Une base de données sera disponible comprenant : Liste des plantes aromatiques et/ou à usages cosmétiques répertoriées, l’importance locale des ressources génétique de ces différentes plantes, l’activité socio-économique locale sur ces espèces ;
- Des informations seront rendues disponible sur les différentes chaines de valeurs déjà mis en place sur certaines de ces espèces.
Caractéristiques écologiques des espèces ciblées comme prioritaires pour la valorisation
- Caractéristiques des habitats des espèces ;
- Les paramètres de vulnérabilité identifiés pour chacune des espèces
- Statuts selon l’UICN ;
- Particularités phytosociologiques des espèces connues ;
- Distribution et abondance des espèces suivant les habitats dans les hautes terres de l’Ouest du Cameroun.
Stratégies de gestion durables sur les espèces déjà valoriser localement.
- Méthode locale de gestion durable sont connues ;
- Les capacités des populations locales de l’Ouest Cameroun sont renforcées en termes des méthodes de récolte durable, et des pratiques culturales des espèces vulnérables ;
- La population locale de l’Ouest Cameroun a une meilleure connaissance sur les lois APA ;
- L’état de domestication naturel des espèces est connu ;
- Les meilleures méthodes de multiplication des espèces sont connues et divulguées auprès de la population locale ;
- Le partage des connaissances avec les populations conformément au protocole de Nagoya est effectif.
Les impacts:
- Impact environnemental : la valorisation des plantes aromatiques et /ou cosmétiques, le renforcement des capacités de populations locales en matière de gestion durable des ressources naturelle pourrai contribuer à la conservation de la biodiversité et inciter ces communautés à protéger les écosystèmes dont elles dépendent.
La mise en place de pratiques de collecte durable des plantes contribuera à la gestion durable de ces ressources naturelles et à la préservation de la biodiversité
- Impact socioculturel : ce projet permettra de reconnaître et de valoriser les savoirs traditionnels des populations local contribuant ainsi à renforcer leur identité culturelle ;
La documentation des savoirs traditionnels pourra contribuer à leur transmission aux générations futures et à leur préservation ;
L’implémentation de ce projet pourra contribuer à renforcer les acteurs locaux (associations, coopératives) en matière de gestion de projets, de commercialisation et de l’imprégnation des loi et législations qui régissent le Protocol de APA.
- Impact socio-économique :la valorisation de la cosmopée suivant le principe APA basé sur l’Accès et le Partage de Avantages pourra générer des revenus pour les communautés locales contribuant à l’amélioration des conditions de vie en finançant des projets de développement tels l’accès à l’eau potable à l’éducation et à la santé.
La priorisation des nouvelles espèces potentiellement valorisation et leur valorisation pourrai générer des revenus pour les communautés locales à travers la commercialisation de produits dérivés (cosmétiques, produits pharmaceutiques, etc.), créant ainsi de nouvelles opportunités économiques.
- Quelle méthode de suivi et d'évaluation prévoyez vous de mettre en place pour que ces résultats et impacts soient optimisés?
- - Les activités seront planifiées à des intervalles réguliers pour évaluation à mi-parcours, en phase finale et surtout à la fin du projet. L’évaluation à mi-parcours permettra d’identifier les réussites et les échecs des objectifs à atteindre afin de réajuster les stratégies de leur mise en œuvre. A la fin du projet, une évaluation finale permettra de mesurer les impacts globaux du projet, tirer les leçons pour des futures interventions. La méthodologie déployée pour ce suivi sera l’organisation des réunions de révision trimestrielles, des revues annuelles et la production des rapports.
- Détermination des Indicateurs Clés de Performance (ICP) : L’indicateur de performance pour les enquêtes ethnobotaniques et socioéconomiques sera porté sur le nombre d’espèces végétales identifiées, le nombre et la qualité des personnes enquêtées, les informations sur l’utilisation traditionnelles de ces espèces, et sur les chaînes de valeur locales.
Pour la caractérisation de l’écologies des espèces, les ICP seront axées sur les paramètres de vulnérabilité (changement climatique, méthode de récolte) des espèces, la distribution et l’abondance.
Pour ce qui est de la stratégie de gestion durables, les ICP seront axées sur le nombre de personnes sensibilisées aux méthodes de récolte durable, le processus APA et sa législation, le nombre de partenariats établis entre les communautés locales et les industriels du cosmétiques, l’état de domestication des espèces et les méthodes de régénération diffusées auprès des populations. Ci-dessous les indicateurs des différents objectifs définis dans le cadre de ce projet.
Inventaires ethnobotaniques, socioéconomiques :
o Tous les départements de la région de l’Ouest Cameroun ;
o 2 villages par département ;
o Tous les tradipraticiens connus, tous les herboristes identifiés dans chaque département cible ;
o Toutes les espèces de la cosmétopée citées par les détenteurs du savoir traditionnel.
Caractérisation écologique des espèces citées
o 80% des caractéristiques du milieu de vie des espèces connu ;
o Le cycle de vie et phénologie des espèces sont connus ;
o 100% du matériel génétique des espèces citées sont connu.
Stratégies de gestion durables sur les espèces déjà valoriser localement
o Au moins une association et une coopérative sensibilisées par village sur les méthodes de collecte durable des espèces vulnérables et le processus APA ;
o 99% des acteurs impliqués sont sensibilisés sur les méthodes de gestion durable des espèces ;
o Toutes les initiatives locales de domestication des espèces,
o Toutes les meilleures méthodes de régénération sont identifiées et reproduites auprès de la population locale.
- Sur quelle durée prévoyez-vous de mettre en place votre projet? Quelle en sera la date de démarrage?
- Durée du Projet: 18 mois. Démarrage en janvier 2025.
- Quelles sont les principales étapes de votre projet?
- 1- Inventaires ethnobotanique 2- Collecte des savoirs traditionnels 3- Evaluation de l'état des ressources 4-Essais de domestication 5-Sensibilisation/vulgarisation.
- Quelles seront les ressources humaines impliquées?
- - Fonkou Théophile, Enseignant/chercheur, Université de Dschang
- Noukagheu Nya Réné, tradipraticien, Organisation du Secteur de la Médecine Traditionnelle à l’Ouest
- Dekou Francis, Président de la Coopérative Magamto, Babadjou
- Kenfack Carine Pamela, Chercheur à l’Université de Dschang
- Sonkoue Njimeli Patrick, Chercheur
- Matane Sob Kévine, Doctorante à l’Université de Dschang
- Quels seront les moyens techniques sur lesquels vous vous appuierez pou réaliser votre projet
- Les activités planifiées seront exécutées efficacement, conformément aux objectifs de conservation, de valorisation, et de partage des bénéfices (APA) en utilisant des moyens techniques concrets pour les différentes composantes du projet.
- Enquêtes ethnobotanique/socioéconomiques :
Outils de collectes de données de terrain
Questionnaire et guide d’entretien : des questionnaires structurés seront élaborer pour interviewer les détenteurs de savoirs traditionnels, les tradipraticiens et les communautés locales ;
Tablettes ou smartphones intégrés des applications de collecte de données (KoboCollect) : l’utilisation de ces applications permettra une collecte rapide et efficiente sur le terrain, ce qui facilitera également le stockage et l’analyse des données ;
Systèmes de cartographie GPS : le GPS sera utilisé pour localiser et cartographier les sites où ls plantes serons trouvées, ainsi que pour cartographier les zones d’habitat naturel des espèces végétales priorisées ;
Herbier physique et numérique : l’utilisation d’un herbier physique permettra de collecter les espèces non identifiées pour son identification au sein des endroits approprié (herbier national du Cameroun, URBOA). Pour ce qui est de l’herbier numérique sa création permettra de stocker des spécimens de plantes collectées sur le terrain, ce qui permet de conserver des données visuelles et taxonomiques des espèces
Appareil photo :
- Caractérisation écologique du sol
Equipement d’analyse de sol : des outils tels que le PH-mètres, les hygromètres seront utilisés pour caractériser les habitats des espèces priorisées ;
Les transects et les quadrats seront utilisés pour évaluer la distribution et l’abondance des espèces. Pour une collecte à grande échelle, les drones pourraient être utilisés ;
- Valorisation et stratégie de gestion durable
Technique de domestication : la régénération végétative et générative ex-situ sera fera dans un site d’expérimentation incluant un châssis de propagation et une pépinière. La restitution des meilleures méthodes de multiplication au près des population local se fera aux moyens des formation et de la création des pépinières communautaire. L’utilisation de techniques comme l’agroforesterie permettra d’intégrer ces plantes dans les systèmes agricoles locaux de manière durable.
Sensibilisation sur les APA et les méthodes de collecte durable : les brochures, flyers, seront conçus distribués et affichés pour sensibiliser les populations locales aux méthodes de collecte durable, à l’importance de la conservation des espèces végétales et aux principes d’APA. Pendant les ateliers de sensibilisation et de renforcement des capacités les vidéos seront également projetées.
Plateforme de communication : les plateformes (Zoom, googleMet) seront utilisées pour des rencontre visuelles permettant ainsi de coordonner les différentes activités du projet, suivre les progrès, assigner des tâches, et gérer les calendriers. Ces outils permettent une gestion efficace des équipes dispersées géographiquement.
Gestion et diffusion des connaissances : les données recueillis seront stockées dans une base de données accessible aux chercheurs, aux partenaires du projet, et aux communautés locales. Les articles seront rédigés et publiés dans revues à fort impact.
- Quelles sont les organisations institutionnelles avec lesquelles vous travaillerez dans le cadre de votre projet?
- Le projet sera mis en place par un réseaux de 3 partenaires dont l’Unité de Recherche de Botanique Appliquée (URBOA) de l’Université de Dschang, l’Organisation du Secteur de la Médecine Traditionnelle de l’Ouest Cameroun, (OSEMETO), la Coopérative MAGAMTO-Coop.
- De quelle manière assurerez-vous l'éthique de votre projet?
- Respect des hiérarchies traditionnelles lors des études ethnobotaniques : Avant les enquêtes, les leaders communautaires notamment les chefs traditionnels, les responsables d’associations seront au préalable rencontré pour comprendre la structure sociale et le rôle de tout un chacun. Le respect de cette hiérarchie favorisera non seulement une collecte d’information plus riche et précise, mais aussi l’engagement communautaire fort qui est essentiel pour la durabilité du projet.
L’assurance du consentement éclairé des interviewés : Des enquêtes seront effectuées auprès des personnes qui auront données leur consentement au préalable et à l’anonymat.
Esprit de confiance entre les partenaires du projet : Pour mener à bien le projet, il sera établi un esprit de confiance entre les partenaires et les acteurs locaux impliqués. Également, les accords de respect des protocoles et accords établis entre les partenaires les populations locales et les éventuels des ressources génétiques.
Application du principe APA : On s’assurera que les bénéfices monétaires et non monétaires générés par la valorisation des ressources génétiques de la cosmétopée soient partagés équitablement avec les communautés locales. Cela peut inclure un pourcentage des revenus issus de la commercialisation des produits dérivés, et du renforcement des capacités des populations.
- Quel est le budget de votre projet?
- 29925,60 Euros
Partenaires
René NOUKAGHEU NYA
Président Organisation du Secteur de la Médecine Traditionnelle à l'Ouest Cameroun
