Le Perroquet

GRACE : Gender Rights, Ancestral Culture, and Environmental Conservation.

Informations

Typologie
ONG

Nom
KOMBILA-IBOUANGA

Prénom
Hilème

Email
hilemek.avocate@gmail.com

Fonction
Avocate - Présidente du Perroquet

Adresse
2 rue Claude Debussy 34090 Montpellier

Pays
France

Présentation de l'organisation
Le Perroquet est une ONG franco-gabonaise qui vise la protection de la forêt du Bassin du Congo par la revalorisation, au moyen de l'art, de la tradition culturelle des femmes.

Il a été lancé en mars 2023 à l'occasion du sommet One Forest Summit au Gabon.

Le Perroquet fait des femmes de la Terre les gardiennes de la forêt en matérialisant leurs savoirs ancestraux afin qu'ils deviennent des leviers de croissance.

La forêt équatoriale est un poumon vert de la planète qui doit être préservé, pour le bien commun de l'humanité.

Le Gabon contribue indiscutablement à l'effort mondial en matière d'environnement et de lutte contre le réchauffement climatique. Son territoire est recouvert à 88 % par la forêt équatoriale, deuxième puits de carbone de la planète.

Les autorités gabonaises mettent en œuvre de nombreuses politiques visant à préserver la forêt, l'océan et la biodiversité. Afin de protéger tout en valorisant ce patrimoine, le gouvernement a consacré 11% de son territoire à la création de 13 parcs nationaux.

L'intégration de l'objectif d'égalité femme-homme dans cet agenda politique environnemental est un impératif qui ne doit pas être négligé.

De nombreuses initiatives de la société civile gabonaise se sont déjà emparées du sujet de la valorisation de l'action des femmes afin de préserver l'environnement (Brainforest, Gabon écologie, Réseau gabonais pour le développement durable).

Aucune des initiatives existantes sur le terrain ne se focalise sur le levier culturel que constituent les savoirs traditionnels immatériels des femmes.

Or, le savoir traditionnel des femmes est profitable à la forêt équatoriale.

Ancestralement, dans les villages, les femmes sont responsables de la production, la transformation et la commercialisation agricole et forestière. Leur contribution à la production vivrière est aujourd'hui estimée à plus de 60%. Les femmes détiennent des connaissances, innovations et pratiques/techniques traditionnelles (CIPT) de conservation des semences.

Leur expertise de la biodiversité recouvre les variétés sauvages aussi bien que les espèces domestiquées. Elles connaissent la valeur et l'utilisation des plantes au service de l'alimentation, la santé, l'économie et contribuent également à la conservation des ressources phyto-génétiques.

Cette culture immatérielle des femmes est très peu valorisée et ne fait pas l'objet d'actions particulières dans le cadre des politiques de co-développement.

Le Perroquet vise à manifester le savoir immatériel des femmes afin de faire de leur interaction avec la forêt une source de richesse à préserver.

Par le biais de l'art, le but est de traduire l'héritage ancestral de la relation femme-environnement, afin de contribuer à la préservation de la forêt équatoriale et à l'émancipation des femmes.

Les femmes sont les modèles des générations futures. La situation démographique du Gabon paraît idéale pour une croissance durable reposant sur leur rôle de gardiennes de la forêt équatoriale.

Élevée dans le respect de la Matriarche, emblème du pays, la jeunesse gabonaise et de fait la plus grande partie de la population, sera impactée par le Perroquet.

Le 1er chantier du Perroquet porte sur la préservation de la biodiversité de la forêt par la valorisation durable de la cosmétopée.

Ce chantier comprend deux étapes de co-construction :

1 : la réalisation artistique d'un herbier conservatoire de la cosmétopée
2 : la structuration d'une filière de la cosmétopée coopérative et labellisée équitable

C'est ce chantier qui fait l'objet de la présente réponse à l'appel à projets de la Cosmetic Valley.

Rôle de l’organisation dans le projet
Le Perroquet assure la direction du projet GRACE (Gender Rights, Ancestral Culture, and Environmental Conservation) qui sera réalisé par un consortium composé d'entreprises, d'associations et d'établissements de recherche et d’enseignement.

Si nécessaire le contrôle financier du projet peut être assuré par une société de conseil gabonaise.

Références : projets antérieurs, publications, …
Depuis son lancement lors du One Forest Summit, Le Perroquet a mené une phase d’étude de terrain sur la cosmétopée au Gabon. Cette étape a permis de réaliser un état de l’art sur les plantes utilisées à des fins cosmétiques, tout en engageant un dialogue direct avec les acteurs locaux de la filière, des artistes engagés sur ces questions, ainsi que des institutions publiques telles que l'Herbier du Gabon et les administrations concernées.

Notre approche, axée sur une méthodologie décoloniale et participative (Bottom-up), a mis l'accent sur la co-construction avec les communautés locales plutôt qu'une approche descendante (Top-down). Au cours de cette phase d'étude, nous avons évalué les besoins des femmes et rencontré des personnes ressources pour tisser des liens entre art, écologie et savoirs ancestraux.

Le projet GRACE (Gender Rights, Ancestral Culture, and Environmental Conservation), dont nous portons aujourd'hui la mise en œuvre, s’inscrit dans la continuité de ces travaux. GRACE vise à valoriser ces savoirs ancestraux autour de la cosmétopée tout en renforçant l’autonomisation économique des femmes et la préservation de la biodiversité.

Nous organiserons actuellement un événement de lancement à la Baie des Rois prévu pour fin décembre. Cet événement, symboliquement nommé "L'Envol du Perroquet", marquera la transition vers la phase d'implémentation du projet GRACE et comprendra :

Création artistique d'une fresque mettant en valeur la diversité des plantes cosmétiques locales, en collaboration avec des artistes locaux.

Performances culturelles (slam, contes) sur le lien entre les femmes et la nature, reflétant les savoirs ancestraux et leur transmission.

Atelier de co-construction réunissant les entrepreneuses et productrices pour structurer une coopérative équitable dédiée à la cosmétopée.

Grâce à cette phase d’étude préalable et à cet évènement de lancement, nous avons identifié les besoins spécifiques des communautés locales et nous allons ouvrir le champ des possibles de la co-construction.
Cette première phase nous permettra ensuite en 2025 de structurer une filière durable et équitable autour de la cosmétopée, en ligne avec les objectifs du projet GRACE.

Cet appel à projet contribuera donc à amplifier ces actions tout en consolidant l'impact socio-économique et écologique de cette initiative.

Projet

Titre du projet
GRACE : Gender Rights, Ancestral Culture, and Environmental Conservation.

A quel(s) axe(s) de l'appel à projets Cosmétopée votre candidature répond ?
Axe2 – Initiatives locales: la cosmétopée, source de développement

Description détaillée des actions que vous prévoyez de mener dans le cadre de votre projet
1. Inventaire ethnobotanique et création d’un herbier conservatoire

Objectif :

Documenter et préserver les savoirs ancestraux des communautés locales liés à l’utilisation des plantes pour des usages cosmétiques et médicinaux, tout en assurant la transmission de ces connaissances aux générations futures.

Actions prévues :

Recherche et documentation des plantes : En partenariat avec des institutions locales et des communautés autochtones, nous mènerons un inventaire ethnobotanique pour identifier les plantes locales utilisées traditionnellement par les femmes pour des soins cosmétiques et médicinaux.

Création d’un herbier conservatoire : Les plantes identifiées seront documentées et préservées dans un herbier conservatoire qui servira de base de connaissances pour les futures générations et pour les programmes éducatifs et de recherche. L’herbier sera à la fois scientifique et artistique, sous forme d'ouvrage, valorisant l’aspect culturel des savoirs ancestraux et pourra déboucher sur la mise en place d'un arborétum poétique à visiter.

Sensibilisation et engagement des communautés : Les membres des communautés locales participeront activement au processus de documentation, renforçant ainsi leur implication dans la préservation des savoirs traditionnels.

Résultats attendus :

Préservation d’un patrimoine naturel et culturel en danger.
Constitution d’une base de données ethnobotanique pour l’usage cosmétique des plantes locales.

2. Sensibilisation à la cosmétopée et événement de lancement "L’Envol du Perroquet"

Objectif :

Sensibiliser les communautés locales, les partenaires institutionnels, et le grand public à l’importance de la cosmétopée, non seulement en tant que levier de développement économique, mais aussi en tant que méthode de préservation des savoirs ancestraux et de la biodiversité.

Actions prévues :

Événement de lancement "L’Envol du Perroquet" : L’événement inaugural du projet GRACE sera organisé à la Baie des Rois, un lieu symbolique pour promouvoir la rencontre entre l’art et l’environnement. Cet événement mettra en lumière la richesse de la cosmétopée à travers des performances artistiques, des expositions et des ateliers de co-création.

Fresque de l’herbier : Des artistes locaux, en collaboration avec des membres des communautés locales, créeront une fresque représentant les plantes documentées dans l’herbier. Cette fresque servira de symbole du lien profond entre les savoirs ancestraux et la préservation de la biodiversité.

Performances artistiques : Des slameurs et conteurs mettront en avant la relation entre les femmes et la nature à travers des performances qui s’inspireront des mythes et des pratiques liées à la cosmétopée.

Atelier de co-construction avec les entrepreneuses : Les femmes locales participeront à un atelier collaboratif où elles pourront co-développer des stratégies pour la mise en place d’une coopérative équitable autour des produits cosmétiques issus des plantes locales.

Campagnes de sensibilisation : Nous organiserons des ateliers de sensibilisation autour de la protection des savoirs et du cadre juridique lié à l’Accès aux Ressources Génétiques et au Partage équitable des Avantages (APA). Ces ateliers seront menés en partenariat avec les points focaux APA et les autorités locales pour assurer la protection des droits des communautés.

Résultats attendus :

Large sensibilisation du public à la valeur des savoirs ancestraux et à l’importance de la cosmétopée pour la préservation de la biodiversité.

Engagement des communautés locales dans la protection de leurs savoirs et la transmission de ces derniers.
Création d’un espace de dialogue entre les communautés locales, les artistes et les chercheurs pour des projets futurs de collaboration.

3. Création d’une coopérative équitable et structuration d’une filière économique locale

Objectif :

Soutenir le développement économique durable des communautés locales en structurant une filière cosmétopée autour de la transformation des plantes locales en produits cosmétiques, en mettant en place des mécanismes équitables et en renforçant les capacités des entrepreneuses.

Actions prévues :

Formation des entrepreneuses : Nous mettrons en place un programme de formation à destination des productrices locales pour les aider à développer des compétences en gestion d’entreprise, en respect des normes environnementales et en production durable. Ces formations seront assurées en partenariat avec l’Institut Léon Mba et des experts locaux en développement durable.

Structuration d’une coopérative équitable : Une coopérative locale sera créée pour permettre la transformation des plantes cosmétiques en produits commercialisables. Cette coopérative permettra de centraliser les ressources et d’assurer un partage juste des revenus issus de la vente des produits.
Renforcement des capacités techniques : Le projet inclura l’achat d’équipements communs pour la transformation des plantes, facilitant ainsi la production à plus grande échelle tout en respectant les normes internationales de commerce équitable et de préservation de la biodiversité.
Évaluation des impacts : Un mécanisme de suivi sera mis en place pour mesurer les impacts sociaux et environnementaux du projet, garantissant que les pratiques mises en œuvre respectent les objectifs de développement durable.

Résultats attendus :

Création d’emplois locaux et amélioration des revenus des femmes entrepreneuses.
Mise en place d’une filière équitable autour de la cosmétopée, contribuant au développement économique tout en préservant la biodiversité.

Amélioration des compétences techniques et entrepreneuriales des femmes locales.
4. Mise en place d’un centre d’apprentissage en alternance pour les jeunes femmes

Objectif :

Donner aux jeunes femmes l’accès à une formation pratique et théorique qui combine les savoirs traditionnels de la cosmétopée et les compétences entrepreneuriales modernes.

Actions prévues :

Centre d’apprentissage en alternance : En collaboration avec l’Institut Léon Mba, nous créerons un centre d’apprentissage en alternance pour offrir aux jeunes femmes des opportunités de formation à la fois théorique et pratique dans le domaine de la cosmétopée et de la gestion durable des ressources naturelles.

Formation en leadership : En plus des compétences techniques, les jeunes femmes bénéficieront de formations en leadership, en développement personnel et en gestion de projets. Cela leur permettra de jouer un rôle actif dans le développement économique local et la protection de la biodiversité.

Partenariats avec les entreprises locales : Des partenariats seront noués avec des entreprises locales pour faciliter l’accès des jeunes femmes à des stages en entreprise et des opportunités d'emploi.

Résultats attendus :

Renforcement de l’autonomisation des jeunes femmes grâce à des compétences techniques et entrepreneuriales.
Développement d’un réseau de jeunes leaders engagés dans la protection de la biodiversité et le développement durable de leurs communautés.

Conclusion :
Le projet GRACE se positionne au Gabon, à la croisée des chemins entre la préservation des savoirs ancestraux, la valorisation économique durable et la sensibilisation artistique. Les actions menées dans le cadre de ce projet viseront à impliquer activement les communautés locales, à créer des opportunités économiques équitables et à sensibiliser le public à l'importance de la cosmétopée pour la préservation de la biodiversité du Bassin du Congo.

Quels seront les bénéficiaires des actions menées?
Les bénéficiaires du projet GRACE incluent à la fois les communautés locales, les jeunes femmes, les entrepreneuses, les chercheurs, les artistes, et plus largement le grand public, avec un accent particulier sur l'autonomisation des femmes et la valorisation des savoirs ancestraux.

Quels sont les résultats et impacts attendus de votre projet ?
Résultats et impacts attendus du projet GRACE :

1. Renforcement de la productivité des PME et autonomisation des femmes

Le programme de formation inclus dans le projet permettra de renforcer les capacités des femmes productrices et entrepreneuses des PME locales, en leur offrant des outils concrets pour améliorer leur productivité et leur gestion d’entreprise. Cela se traduira par :

Une augmentation de la production locale de produits cosmétiques à base de plantes.
Une meilleure gestion des ressources naturelles grâce à des pratiques durables.
La création d’un modèle de coopérative équitable qui assurera des revenus plus justes pour les femmes, en particulier dans les zones rurales.

2. Impact sur la population locale

L’événement de lancement, "L’Envol du Perroquet", sera un moment clé pour sensibiliser l’ensemble de la population à l’importance de la cosmétopée et de la préservation de la biodiversité. Cet événement, gratuit et ouvert à tous, se déroulera à la Baie des Rois, un lieu emblématique, où se croisent toutes les classes sociales, genres, ethnies et âges. Il offrira aux participants l'opportunité de :

Redécouvrir le patrimoine gabonais à travers des œuvres d’art inspirées par la cosmétopée, renforçant ainsi le lien entre culture et biodiversité.
Participer activement aux ateliers et performances artistiques, facilitant la réappropriation des savoirs ancestraux par la population urbaine.
Contribuer à un nouveau narratif culturel, où les savoirs traditionnels deviennent une source de fierté et d’innovation pour les générations futures.

3. Préservation de la biodiversité et sensibilisation environnementale

Le projet vise à sensibiliser le public à l’importance de la préservation des ressources naturelles, en mettant l'accent sur la cosmétopée comme un vecteur de développement durable. Les herbiers conservatoires et les initiatives d’éducation environnementale permettront :

Une prise de conscience accrue de l'importance des plantes locales dans la préservation de la biodiversité.
L’implication des communautés locales dans la gestion durable des forêts et des plantes cosmétiques.
La création d’un lien intergénérationnel, où les savoirs ancestraux sont transmis et valorisés pour la préservation de l'environnement.

4. Un modèle pour les générations futures

Les femmes productrices et entrepreneuses, formées et soutenues dans le cadre de GRACE, deviendront des modèles inspirants pour les jeunes générations. En effet :

Leur rôle central dans la protection de la forêt équatoriale et la valorisation des ressources locales encouragera une nouvelle génération de leaders féminins dans le domaine de l’environnement et du commerce équitable.
Le centre d’apprentissage en alternance apportera aux jeunes femmes des compétences pratiques et théoriques pour s’insérer dans le secteur de l’agriculture durable et du commerce équitable.

5. Réduction de l’exode rural et du chômage des jeunes

Le projet GRACE contribuera à réduire l’exode rural et à créer des opportunités économiques locales pour les jeunes. Grâce à :

La création de débouchés dans l’agriculture durable et la cosmétopée.
La structuration d’une filière économique équitable, axée sur la transformation locale des plantes cosmétiques.
Le renforcement des capacités techniques et entrepreneuriales des jeunes, qui leur permettront de rester dans leurs communautés tout en contribuant à leur développement économique.

En résumé, le projet GRACE vise à avoir un impact positif à la fois économique, social et environnemental, en valorisant les savoirs ancestraux des femmes, en préservant la biodiversité, et en créant des opportunités pour les générations futures dans un cadre de développement durable et équitable.

Quelle méthode de suivi et d'évaluation prévoyez vous de mettre en place pour que ces résultats et impacts soient optimisés?
Pour optimiser les résultats et impacts du projet GRACE, une méthode de suivi et d'évaluation rigoureuse sera mise en place, s'appuyant sur plusieurs outils et indicateurs.

1. Suivi régulier des activités

Comité de pilotage : Un comité de pilotage réunissant des représentants de chaque partenaire du projet (Le Perroquet, Brainforest, FMCT, Institut Léon Mba, Tortues Tahiti) sera créé. Ce comité se réunira mensuellement pour :

Suivre l'avancement des différentes activités du projet.
Identifier et résoudre rapidement tout problème ou obstacle à la mise en œuvre.
Mettre à jour le calendrier et ajuster les ressources si nécessaire.

Rapports d’avancement trimestriels : Des rapports trimestriels détaillant les actions réalisées, les résultats obtenus et les éventuels défis rencontrés seront produits. Ces rapports seront partagés avec les partenaires et les parties prenantes locales pour assurer une transparence totale.

2. Indicateurs de performance clés (KPI)

Pour mesurer les résultats et l'impact du projet, des indicateurs de performance clés seront mis en place :

Nombre de femmes formées dans le cadre du programme de formation en gestion d’entreprise et en développement durable.
Nombre de PME créées ou renforcées grâce à la structuration de la filière équitable.
Taux de participation aux ateliers de co-construction et événements de sensibilisation organisés.
Quantité et diversité des plantes documentées et intégrées à l’herbier conservatoire.
Impact économique : Évaluation du revenu moyen des entrepreneuses avant et après la création de la coopérative équitable.
Impact environnemental : Mesure de la superficie de forêt préservée et du nombre d’espèces végétales protégées grâce à l’herbier et à l'arboretum (si mis en place).

3. Enquêtes auprès des bénéficiaires
Enquêtes de satisfaction : Des enquêtes régulières seront menées auprès des femmes entrepreneuses et des communautés locales pour mesurer leur satisfaction vis-à-vis des formations reçues, du soutien apporté, et de l'impact perçu sur leurs conditions de vie.
Études d’impact social : Des études seront menées pour évaluer l'impact du projet sur l'autonomisation des femmes, leur participation à l’économie locale, et leur rôle dans la préservation des savoirs ancestraux.

4. Évaluation participative

Ateliers d’évaluation : Des ateliers impliquant les communautés locales, les artistes, les femmes productrices et les jeunes seront organisés à la fin de chaque phase clé du projet. Ces ateliers permettront de recueillir des retours directs sur les actions menées et d'ajuster les activités en fonction des besoins réels des bénéficiaires.
Collaboration avec les institutions locales : Les institutions locales, comme l’Institut Léon Mba, participeront à l’évaluation continue du projet, notamment par la supervision des programmes d’apprentissage en alternance et l’évaluation de l’impact éducatif.

5. Outils technologiques de suivi

Plateforme collaborative : Une plateforme en ligne (ex : Trello, Slack) sera utilisée pour centraliser les informations, suivre l'avancement des tâches et partager les documents relatifs au projet. Cela permettra une communication fluide entre les partenaires.
Système de géoréférencement : Pour les actions liées à la préservation de la biodiversité, un système de géoréférencement sera utilisé pour suivre les zones de conservation, les plantes collectées pour l’herbier, et l’impact écologique du projet.

6. Suivi des engagements et conformité

Respect des cadres APA (Accès et Partage des Avantages) : Le projet sera suivi pour s'assurer que toutes les actions menées respectent les engagements légaux liés au cadre APA, notamment la reconnaissance des droits des communautés locales sur les ressources génétiques.
Rapports de conformité : Des rapports réguliers seront fournis aux autorités nationales et internationales pour prouver que toutes les actions respectent les engagements légaux, éthiques et environnementaux.

7. Évaluation externe

Évaluations externes : Des évaluations indépendantes seront réalisées à mi-parcours et à la fin du projet par des experts externes. Ces évaluations permettront d'assurer que les objectifs du projet sont atteints, d'identifier les bonnes pratiques et de formuler des recommandations pour améliorer les prochaines étapes.

Cette méthode de suivi et d’évaluation garantira une gestion efficace du projet GRACE, avec une prise en compte des retours des bénéficiaires, un contrôle rigoureux des performances et une flexibilité pour ajuster les actions en fonction des réalités locales et des résultats obtenus.

Sur quelle durée prévoyez-vous de mettre en place votre projet? Quelle en sera la date de démarrage?
Le projet GRACE sera mis en œuvre sur une période de 18 mois. Il démarrera en janvier 2025, juste après l'événement de lancement "L’Envol du Perroquet", qui marquera le début officiel des activités entre le 23 et le 28 décembre 2024 pendant le village de Noël à la Baie des Rois à Libreville.

Quelles sont les principales étapes de votre projet?
Le projet GRACE prévoit une planification claire pour chaque étape.

Phase 1 : Préparation et mobilisation (Mois 1 à 2)

Mise en place du comité de pilotage et finalisation des partenariats avec les parties prenantes.
Préparation logistique pour le lancement du projet et coordination avec les communautés locales.
Organisation de l’événement de lancement "L’Envol du Perroquet" à la Baie des Rois.

Phase 2 : Recherche ethnobotanique et création de l’herbier (Mois 3 à 7)

Collecte des plantes utilisées traditionnellement pour des usages cosmétiques et médicinaux.
Documentation des savoirs ancestraux et création de l'herbier conservatoire.
Organisation d’ateliers avec les communautés locales pour partager et valider les résultats de la recherche ethnobotanique.

Phase 3 : Formation et autonomisation économique (Mois 8 à 14)

Formation des femmes entrepreneuses en gestion d'entreprise, développement durable, et cadre juridique (APA, droit OHADA).
Structuration de la coopérative équitable pour la production et la transformation des produits issus de la cosmétopée.
Mise en place d’un centre d’apprentissage en alternance pour les jeunes femmes.

Phase 4 : Évaluation, impact et pérennisation (Mois 15 à 18)

Suivi des résultats et évaluation des impacts sociaux, économiques et environnementaux.
Ajustements des actions pour optimiser les résultats.
Pérennisation des initiatives économiques, notamment la coopérative équitable, et formalisation des partenariats locaux pour assurer la continuité du projet.

Ce calendrier permet de respecter la période maximale de 18 mois tout en garantissant la mise en œuvre complète des objectifs du projet GRACE.

Quelles seront les ressources humaines impliquées?
Ressources humaines impliquées dans le projet GRACE :

Le Perroquet (Direction de projet) :

Directrice du projet : Coordination générale, suivi des activités, et liaison avec les partenaires locaux et internationaux.
Chargé.e de projet : Gestion quotidienne du projet, suivi des formations et des événements, coordination logistique.
Juriste spécialisé en droit OHADA et Protocole de Nagoya : Assure le respect des cadres juridiques liés à la protection des savoirs traditionnels et des ressources génétiques.

CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) :

Chercheurs en sciences sociales, anthropologie, ethnobotanique et biodiversité : Apport d’expertise technique pour la collecte et la documentation des plantes, ainsi que pour la création de l'herbier conservatoire de la cosmétopée.
Formateurs en gestion durable des ressources naturelles : Contribution à la formation des femmes entrepreneuses et des jeunes apprenantes en matière de pratiques durables.
Experts en impact environnemental : Suivi des pratiques de conservation et évaluation de l'impact écologique du projet sur la biodiversité.

Brainforest :

Facilitateurs d'ateliers : Animation des ateliers de co-construction avec les communautés locales pour la mise en œuvre de la coopérative équitable.
Experts en gestion durable des forêts : Apport de connaissances sur la préservation des ressources forestières et la gestion durable des plantes locales.

Institut Léon Mba :

Enseignants et formateurs : Fourniture de formations adaptées pour les entrepreneuses et jeunes femmes, intégrant des savoirs modernes et traditionnels.
Chercheurs et académiciens : Soutien à la documentation scientifique et collaboration avec le CIRAD pour les aspects ethnobotaniques.

FMCT (Façade Maritime Champ Triomphal) :

Support logistique : Gestion des infrastructures, notamment pour l'événement de lancement "L’Envol du Perroquet", et coordination des ateliers et formations.
Coordonnateurs événementiels : Organisation pratique des événements et ateliers autour de la cosmétopée.

Association Tortues Tahiti :

Mobilisateurs communautaires : Organisation d’ateliers éducatifs et sensibilisation des communautés locales sur la protection des savoirs ancestraux et des ressources naturelles.
Animateurs d’ateliers culturels : Animation des événements en lien avec la culture locale et la cosmétopée.
Artistes locaux (peintres, slameurs, conteurs) :

Artistes et créateurs : Réalisation de la fresque de l’herbier et animation des performances artistiques pendant l’événement de lancement.

Consultants externes et experts en évaluation :

Évaluateurs indépendants : Évaluation externe à mi-parcours et à la fin du projet pour garantir la conformité des actions avec les objectifs fixés.
Consultants en impact social et économique : Analyse des effets du projet sur l’autonomisation des femmes, la création de PME, et la conservation de la biodiversité.

Quels seront les moyens techniques sur lesquels vous vous appuierez pou réaliser votre projet
Moyens techniques pour la mise en œuvre du projet GRACE :

Outils de recherche et de documentation :

Ouvrage artistique de l'herbier : Création d'un herbier sous forme de fresque puis d'ouvrage avec les artistes locaux, représentant les plantes utilisées dans la cosmétopée, qui sera un outil de sensibilisation et de valorisation des savoirs ancestraux.

Arboretum conservatoire (physique) : Aménagement d’un espace dédié à la conservation des espèces végétales locales, qui servira également de centre d’éducation environnementale, en lien avec les travaux de documentation.

Infrastructures pour la formation et les événements :

Espaces de formation au sein de l’Institut Léon Mba : Les formations des femmes entrepreneuses et des jeunes femmes en alternance auront lieu dans les locaux de l’institut, équipé de salles de cours modernes et de laboratoires pour les aspects pratiques.

Espaces de co-construction à la Baie des Rois (FMCT) : Utilisation des infrastructures de la Baie des Rois pour organiser des ateliers de co-construction, événements de sensibilisation et activités culturelles. Les lieux sont adaptés pour accueillir des groupes et offrir un cadre propice aux échanges et à la créativité.

Laboratoire mobile : Si nécessaire, des laboratoires mobiles pourront être utilisés pour la collecte et l’analyse sur le terrain des plantes médicinales et cosmétiques.

Outils pour la sensibilisation et la communication :

Supports de sensibilisation (affiches, brochures, vidéos) : Conception de supports visuels et interactifs pour sensibiliser le public sur la cosmétopée, ses enjeux et son impact sur la biodiversité.

Plateformes numériques et médias sociaux : Utilisation d’outils digitaux pour partager les avancées du projet, sensibiliser un large public et engager les communautés locales. Le site web de l’ONG Le Perroquet sera mis à jour régulièrement avec des informations et ressources sur le projet GRACE.

Outils de cartographie : Utilisation de systèmes de cartographie pour suivre les plantes collectées et documentées dans l'arboretum, et assurer leur traçabilité.

Matériel pour l’art et la création :

Pochoirs en plastique recyclé pour la création de la fresque : Ces pochoirs seront utilisés par les artistes locaux et les participants lors de l'événement de lancement "L’Envol du Perroquet" pour réaliser des fresques représentant la biodiversité de la forêt.

Équipements pour les artistes (peintures, outils de sculpture, matériel de slam) : Fourniture du matériel nécessaire pour les performances artistiques (peinture, slam, contes) prévues lors des événements culturels et de sensibilisation.

Outils pour la formation et le développement économique :

Logiciels de gestion d’entreprise et d’e-commerce : Outils numériques pour aider les entrepreneuses à gérer leurs activités de production, transformation et commercialisation des produits de la cosmétopée.

Équipements de transformation des produits naturels : Achat de matériel (ex. : presses à huile, machines de conditionnement) pour faciliter la transformation locale des produits issus de la cosmétopée dans le cadre de la coopérative équitable.

Plateforme collaborative en ligne : Utilisation d'outils comme Trello ou Slack pour faciliter la coordination entre les partenaires du consortium, suivre les tâches, partager des documents et gérer les communications.

Moyens pour le suivi et l'évaluation du projet :

Système de suivi des indicateurs de performance : Outils de gestion de projet pour suivre les progrès du projet, avec des indicateurs mesurant l'impact social, économique et environnemental des actions menées.

Outils de collecte de données terrain : Tablettes et applications pour faciliter la collecte de données sur le terrain lors des phases de documentation et de formation.

Ces moyens techniques garantiront une mise en œuvre efficace du projet GRACE, tant dans la recherche, la formation, la sensibilisation que dans la structuration économique des bénéficiaires du projet.

Quelles sont les organisations institutionnelles avec lesquelles vous travaillerez dans le cadre de votre projet?
Organisations institutionnelles impliquées dans le projet GRACE :

CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) :

Rôle : Expertise scientifique dans les domaines de l'ethnobotanique, de la gestion durable des ressources naturelles, et appui pour la création de l'herbier conservatoire et l'arboretum.
Contribution : Collaboration à la documentation des espèces végétales locales et à l'élaboration de formations pour les entrepreneuses.

IRD (Institut de Recherche pour le Développement) :

Rôle : Partenaire en recherche et développement pour l'application de pratiques durables.
Contribution : Appui technique dans les recherches sur les savoirs traditionnels et la valorisation des ressources naturelles dans une approche de développement durable.

UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l'Éducation, la Science et la Culture) :

Rôle : Sensibilisation et promotion du patrimoine immatériel lié aux savoirs ancestraux.
Contribution : Valorisation des savoirs traditionnels dans la cosmétopée, soutien aux actions de sensibilisation culturelle et conservation des traditions locales.

PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) :

Rôle : Accompagnement dans la structuration économique et sociale des communautés bénéficiaires du projet.
Contribution : Appui au développement des PME locales, soutien technique et financier pour l’autonomisation des femmes, et renforcement des capacités entrepreneuriales.

Ministère des Affaires Sociales (Gabon) :

Rôle : Partenaire clé dans la mise en œuvre des actions d'autonomisation des femmes et de soutien aux populations vulnérables.
Contribution : Appui institutionnel pour la mobilisation des communautés locales, soutien aux programmes de formation et renforcement des capacités.

Ministère des Eaux et Forêts (Gabon) :

Rôle : Coordination des efforts de préservation de la biodiversité et gestion durable des ressources forestières.
Contribution : Encadrement réglementaire pour la gestion des ressources naturelles et la mise en œuvre des actions en lien avec la cosmétopée.

Ministère du Commerce (Gabon) :

Rôle : Appui à la structuration économique des filières locales liées à la cosmétopée.
Contribution : Soutien à la création de la coopérative équitable et au développement des produits dérivés issus de la cosmétopée, facilitation de l’accès aux marchés locaux et internationaux.

ANPN (Agence Nationale des Parcs Nationaux du Gabon) :

Rôle : Gestion des parcs nationaux et préservation de la biodiversité.
Contribution : Appui technique pour la préservation de la biodiversité dans les parcs nationaux, notamment dans la création d’un cadre propice à la conservation des plantes cosmétiques.


Ces organisations joueront un rôle central dans le bon déroulement du projet GRACE, tant au niveau de la recherche, de la sensibilisation, que de la valorisation économique et sociale des ressources locales et des savoirs ancestraux.

De quelle manière assurerez-vous l'éthique de votre projet?
Pour assurer l'éthique du projet GRACE, nous mettons en place plusieurs mécanismes afin de respecter les droits des communautés locales, garantir une gestion responsable des ressources naturelles et promouvoir des pratiques de développement durable et inclusif.

1. Respect des droits des communautés locales et autochtones :

Consentement préalable libre et éclairé : Nous nous engageons à obtenir le consentement des communautés locales avant toute intervention. Chaque action menée dans le cadre du projet sera discutée en amont avec les parties prenantes locales, conformément aux principes de l’APA (Accès et Partage des Avantages) et aux règles internationales, notamment le Protocole de Nagoya.

Reconnaissance des savoirs traditionnels : Le projet GRACE reconnaît et valorise les savoirs ancestraux des femmes et des communautés locales, assurant que toute utilisation de ces connaissances se fasse de manière éthique, avec leur plein accord et en garantissant des bénéfices partagés de manière juste et équitable.

2. Transparence et participation active :

Partenariats inclusifs : Le projet est réalisé en étroite collaboration avec les communautés locales, les institutions nationales et les ONG partenaires. Cela garantit une prise de décision partagée et une approche participative, dans laquelle les voix des parties prenantes sont pleinement entendues et respectées.

Transparence financière : Nous mettrons en place un suivi transparent des financements et des ressources allouées au projet, avec des rapports réguliers sur les dépenses, les contributions et les résultats. Cela inclut des audits financiers si nécessaire, pour garantir l’intégrité du projet.

3. Conformité juridique et respect des cadres internationaux :

Respect des cadres juridiques nationaux et internationaux : Toutes les actions menées dans le cadre du projet seront conformes aux lois nationales en vigueur, notamment les réglementations relatives à l’accès aux ressources naturelles et aux savoirs traditionnels, en partenariat avec les points focaux APA (Accès aux ressources génétiques et Partage des Avantages).

Application du Protocole de Nagoya : Ce protocole sera au cœur de nos engagements, garantissant que toute utilisation des ressources naturelles et des savoirs traditionnels se fasse dans le respect des droits des communautés locales et autochtones, et que les bénéfices tirés soient partagés de manière juste.

4. Durabilité environnementale et sociale :

Approche écologique décoloniale : Le projet adopte une méthodologie de développement durable respectueuse des pratiques locales et des écosystèmes. Cela inclut l’écologie décoloniale, en mettant les communautés locales au centre des décisions et en s’assurant que le projet ne contribue pas à la marginalisation des populations.

Préservation de la biodiversité : L’exploitation des ressources naturelles dans le cadre du projet sera réalisée de manière responsable, en respectant les principes de gestion durable des ressources et en veillant à ne pas épuiser les plantes locales. Le projet contribuera à la protection des forêts équatoriales et à la valorisation des pratiques agricoles et forestières respectueuses de l’environnement.

5. Suivi et évaluation éthique :

Évaluation indépendante et feedback communautaire : Un mécanisme d’évaluation sera mis en place pour suivre l’impact social, économique et environnemental du projet. Des consultations régulières avec les communautés locales permettront d’ajuster les actions si nécessaire et de garantir que les objectifs du projet sont alignés avec les besoins réels des bénéficiaires.

Garantie de non-exploitation : Le projet GRACE s’engage à ne pas instrumentaliser les communautés locales. Toutes les initiatives, qu’elles soient économiques, culturelles ou environnementales, seront menées avec l’objectif de renforcer l’autonomie et le bien-être des populations locales, sans les exploiter ni compromettre leurs intérêts.

Ces engagements assureront que le projet GRACE reste éthique, sur la base d'une Charte et des valeurs portées par le Perroquet, dans toutes ses dimensions, respectueux des droits des populations et des écosystèmes qu’il vise à protéger et valoriser.

Quel est le budget de votre projet?
Total estimé : 188 000 €. Nous sollicitons un co-financement auprès du Fonds de dotation Cosmetic Valley à hauteur de 30 000 €, avec le reste du budget financé par des fonds propres, des contributions des partenaires, ainsi que des financements complémentaires via le crowdfunding et le sponsoring d'entreprises.

Document Annexe

Partenaires

Emmanuel EDANE
Emmanuel EDANE
Directeur Général Façade Maritime du Champ Triomphal (FMCT)