Millennium Ecologic Museum

Projet d’élaboration d’un inventaire national des espèces de plantes de la Cosmétopée camerounaise

Informations

Typologie
Association à but scientifique

Nom
FONGNZOSSIE FEDOUNG

Prénom
Evariste

Email
fongnzossie@gmail.com

Fonction
Enseignant-Chercheur

Adresse
Millennium Ecologic Museum, BP 8038 Yaoundé, Camerun

Pays
Cameroun

Site web
Site web

Présentation de l'organisation
Le Millennum Ecologic Museum (MEM) est un Musée d'histoire naturelle. C'est une organisation à caractère scientifique et culturel, enregistrée en vertu de l’article 7 de la loi n°90/053 du 19 décembre 1990 portant sur la liberté d’association au Cameroun. Le MEM a été fondé par le Professeur Emérite Bernard Aloys NKONGMENECK de regretté mémoire (Botaniste et Ethnobotaniste chevronné, Président du Réseau Camerounais d'Ethnobotanique et Membre de l'Académie des Sciences du Cameroun) et un groupe d’universitaires naturalistes du Cameroun. Sa mission principale est de promouvoir la préservation et la valorisation de la biodiversité pour les générations présentes et futures.
Pour réaliser cette mission, l’approche d’intervention du MEM comprend :
• des actions pour la gestion durable et la conservation de la biodiversité du Bassin du Congo en générale et du Cameroun en particulier;
• la diffusion de la culture scientifique à travers le développement des activités de formation vis-à-vis des étudiants, des enseignants, des jeunes chercheurs et du grand public ;
• des travaux de recherche-développement et de conservation multidisciplinaires sur la biodiversité Bassin du Congo en générale et du Cameroun en particulier;
• le développement de collaborations scientifiques avec des acteurs internationaux, régionaux et nationaux ;
• l'appui à l’Etat camerounais pour combler le maillon manquant de la stratégie de conservation de sa riche biodiversité, maillon constitué par la vitrine d’exposition de la biodiversité qui doit exister entre le public et les aires protégées souvent localisées dans des régions éloignées des grands centres urbains pourvoyeurs de la majeur partie des touristes ;
• la promotion de la muséographie et de l’éco-tourisme

Rôle de l’organisation dans le projet
Dans le cadre de ce projet, le MEM assurera le rôle de Porteur du Projet. A cet titre, A ce titre, le MEM portera la responsabilité de la gestion des ressources financières mises à disposition du projet par COSMETIC VALLEY. Le MEM procédera au recrutement de stagiaires pour les activités de collecte de données et mettre à leur disposition espaces de travail et équipements informatiques nécessaire. Il assurera le reporting général du projet, en liaison avec l'ensemble des acteurs impliqués.

Références : projets antérieurs, publications, …
Etudes antérieures et projets cosmétopée réalisées
I Publications scientifiques

2016-2017 : réalisation d’une étude cosmétopée traditionnelle chez les peuples Baya de l’Est Cameroun, et publication d’un article intitulé « Ethnobotany and pharmacognostic perspective of plant species used as traditional cosmetics and cosmeceuticals among the Gbaya ethnic group in Eastern Cameroon »
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0254629917304076

2016-2017 : réalisation d’une étude cosmétopée traditionnelle chez les peuples Arabes Choa et Kotoko de l’Extrême-Nord Cameroun, et publication d’un article intitulé « Herbal Cosmetics Knowledge of Arab-Choa and Kotoko Ethnic Groups in the Semi-Arid Areas of Far North Cameroon: Ethnobotanical Assessment and Phytochemical Review »
https://www.mdpi.com/2079-9284/5/2/31

Ces études dont deux ont été publiées dans les revues indiquées ci-dessus, ont permis d’établir une méthodologie et des outils éprouvés pour l’inventaire des plantes de la cosmétopée. Ces outils seront d’une grande utilité pour cette étude cosmétopée.

II Liste des mémoires de fin d’études encadrés par le Professeur Evariste FONGNZOSSIE, et soutenus à l’Université de Douala (Ecole Normale Supérieure D’Enseignement Technique, filière Esthétique, coiffure, cosmétique)

1 FOGANG NDE Pauline Joelle Contribution a la valorisation des plantes utilisées en cosmétique traditionnelle dans la Région de l’est Cameroun : étude appliquée à l’ethnie gbaya de Bertoua (est Cameroun) 2016

2 EPOPA Jolly Vicky Contribution à la valorisation des plantes utilisées en cosmétique : étude appliquée à l’ethnie Mbo’o de Nkongsamba. 2016

3 BARAYE Suzanne Contribution à la valorisation des plantes utilisées en cosmétique traditionnelle chez les peuples Arabes choa et Kotoko de l’extrême nord Cameroun 2016

4 NGUIAMBA Priscille Agnès Felicia Utilisation de l’huile d’amande d’Irvingia gabonensis dans la biocosmétique : formulation d’un savon, d’un shampoing et d’une baume à lèvres 2017

4 AISSATOU Boukar Etude ethnobotanique et contribution à la valorisation de Balanites aegyptiaca dans le Nord Cameroun : cas de la ville de Pitoa 2017

5 AICHATOU Awal Contribution à la valorisation de Lawsonia inermis en cosmétique : essai de formulation d’un vernis naturel 2017

6 OLLE Danielle Anita Utilisation traditionnelle et possibilités de valorisation des plantes aromatiques du genre Aframomum en cosmétique : étude appliquée dans la localité de Bengbis 2018

7 SANDJONG Sandrine Utilisations traditionnelles des Carapas et possibilités de transformation en sous-produits : étude appliquée à l’Arrondissement d’Akom II 2018

8 MAIRIAMA Yasmine Proposition d’un protocole de formulation d’un savon antiseptique à base d’écorces de Tabernaemontana crassa 2018

9 NGO NGUE Nathalie Samira Formulation d’une crème pour cheveux à base de l’huile d’Allanblackia floribunda 2018
10 BIN Charlotte MBONG Contribution to the valorisation of Raphia farinifera fruit in the North West Region of Cameroon: case study in Wum 2018

12 CHE Joyce Manka Local uses and applicability of Castor oil in some cosmetic products : case srudy in the North West Region 2018

13 GUIADEM TALLA Ghislaine Vanessa Formulation et évaluation d’une pommade anti-fongique à base d’extrait de Commelina benghalensis 2019

14 Odille Syntriche NGO SOUHE Formulation et évaluation d’un pin pharmaceutique à base de l’extrait de Vernonia guineensis 2019

15 MANTHO MOFFO Blondelle Etat des lieux de la valorisation des matières premières végétales à potentialités cosmétiques : étude appliquée dans la ville de Douala 2019

16 MAWOUMBA Sonia Formulation et évaluation d’une pommade anti-vergetures à base de l’extrait de Terminalia catappa 2019

17 OKALA MBAMZOK Cadt Formulation et évaluation d’une crème éclaircissante à base de l’extrait de Commelina benghalensis 2019

18 ELE Myriam Formulation et évaluation d’un gel dermatologique à base de l’extrait de Costus afer et Senna alata 2019
19 EKOSSONO Louise Formulation et évaluation d’une crème capillaire à base d’huile végétale extraite de graines de Pentaclethra macrophylla 2019

20 NJI Quinta Assessment of local knowledge on the management of hair breakage and prospects for development of a herbal shampoo 2019

21 EMILIA BIH Formulation and evaluation of the antimicrobial activity of dentifrice from extracts of spilanthes acmella 2020

22 EVOUNA Paule Helène Evaluation de l’active cicatrisante d’une pommade formulée a base d’extrait d’Aspilia africana
2020

23 MBOUBE NGOGANG Oriane Caractérisation des extraits de feuilles et de fruits de Solanum Torvum Schwartz en vue d’une utilisation en cosmétique 2020

24 MADJILE Blanche Fabrication et caractérisation d’un savon a base d’huile de Balanites Aegyptiaca 2021

25 ELOUNDOU Nadège Formulation et évaluation d’un savon antimicrobien à base d’extrait de Tamarindus Indica 2022

26 DJAMILATOU YOUSSOUFA Evaluation des activites antifongiques d’une combinaison d’huile d’Anacardium occidentale et de Ketoconazole sur les champignons du genre Candida 2022

III. Autres études et projets pertinents

2006-2007 : Projet de valorisation des ressources biologiques de la réserve de biosphère du Dja financé par l’UNESCO qui a permis de réaliser un inventaire des plantes utiles de la réserve et de collecter des spécimens pour exposition au Millennium Ecologic Museum. Ce projet a permis d’acquérir des facilités pour l’exposition des spéciment de biodiversité vivante et morte et serviront pour l’exposition des plantes de la cosmétopée.

2008 : Projet de promotion de la culture scientifique et technique à travers la sensibilisation des jeunes de la maternelle à l’enseignement supérieur financé par l’IRD Cameroun qui consistait à former les jeunes élèves du primaires, du secondaire et des Universités sur la biodiversité et la culture scientifique. Les outils et approches de formation des jeunes à la biodiversité capitalisés dans lecadre de ce projet serviront de base pour la formation cosmetopée à développer dans le cadre de ce projet

2008 : Projet de sensibilisation sur la conservation de la biodiversité dans l’arrondissement de Ndikinimeki, Région du Centre Cameroun – A travers ce projet porté par Madeleine JOHNSON, Membre de l’équipe du Musée, les collections de plantes, les savoirs traditionnels basés sur la biodiversité chez les peuples Banen de la localité de Ndikiniméki ont été documentés, les collections ont été préparées pour être présentées dans les expositions locales et ainsi que dans les rayons du MEM
https://www.rufford.org/projects/madeleine-johnson/knowing-using-and-protecting-the-hidden-botanical-treasures-of-cameroonian-forests/

2009-2010 : réalisation d’une étude sur le thème « inventaire, cartographie et étude diagnostic des forêts sacrées du Cameroun : contribution à la définition d’une stratégie de gestion durable », financée par le Central African Regional Programme on Environment (CARPE). Ce travail a permis de mettre en lumière les connaissances riches des populations sur les forêts sacrées du Cameroun et d’explorer la richesse des interactions plantes-environnement, elle démontre un potentiel important mais encore peu documentes de l’importance de ces espaces pour l’approvisionnement en produits de beauté traditionnels
https://chm.cbd.int/api/v2013/documents/9AC174A3-DA9D-FD8C-764C-E2691FA90EE8/attachments/205691/Forets%20sacres%20au%20Cameroun.pdf

Projet

Titre du projet
Projet d’élaboration d’un inventaire national des espèces de plantes de la Cosmétopée camerounaise

A quel(s) axe(s) de l'appel à projets Cosmétopée votre candidature répond ?
Axe1 – Programmes de recherche et de formation appliqués à la cosmétopée

Description détaillée des actions que vous prévoyez de mener dans le cadre de votre projet
La Cameroun a une biodiversité riche en termes d'écosystèmes, d’espèces, de variétés et de ressources génétiques. D’après un classement établi par le fonds mondial pour la nature (WWF) en 2018, le Cameroun a le deuxième massif forestier du bassin du Congo, sa biodiversité faunique et floristique occupe le 21e rang mondial et le 4e rang africain. Le pays abrite 92% des écosystèmes et près de la moitié des espèces d’oiseaux et de mammifères d’Afrique.
A cette diversité floristique s’ajoute une grande diversité de peuples et de cultures, illustrée par plus de 280 groupes ethniques regroupés en quatre grandes aires culturelles caractérisées par des traditions et des connaissances traditionnelles basées sur la biodiversité riches et variées : ce sont l’aire soudano-sahélien couvrant trois régions administratives Adamaoua, Nord, et Extrême-Nord, l’aire Fang-Béti qui couvre trois régions administratives Centre, Sud Est, l’aire Sawa qui comprend les régions du Littoral et du Sud – Ouest, et l’aire Grassfields qui s’étend sur deux régions administratives : Ouest et Nord-Ouest et une petite bande du Sud-Ouest notamment le Lebialem.
Cette biodiversité participe de façon considérable au bien-être des populations, au développement économique ainsi qu’à la recherche scientifique et l’innovation.
Seulement, ce riche potentiel environnemental subit de sérieuses menaces d’origines naturelle ou anthropique telles que les changements climatiques, la sècheresse, les inondations, la désertification, la déforestation, les pollutions multiformes, l’érosion côtière et fluviale avec de nombreuses conséquences sur la santé des écosystèmes, le bien-être des populations et l’économie du pays.
A ces menacent s’ajoute une tendance générale à l’érosion des savoirs traditionnels basées sur les plantes, en même temps que les plantes auxquelles ils se réfèrent subissent une dégradation parallèle.
Une manière simple de conserver les cultures, les savoirs et les plantes qui y sont liées consiste à documenter ces connaissances et les valoriser pour leur donner une importance dans nos sociétés actuelles en pleine de mutation.
A cet effet, plusieurs travaux pionniers de recherche ethnobotanique se sont penchés sur la documentation des connaissances traditionnelles bases sur les plantes en Afrique. On peut citer à titre d’exemple la revue de littérature ethnobotanique pour l’Afrique conduite sous l’égide de l’UNESCO en 2001, l’enquête ethnobotanique et floristique du Cameroun conduite sous l’égide de l’ex Organisation de l’Unité Africaine (OUA).
Avec une intégration progressivement importante de l’ethnobotanique dans les disciplines universitaires, un foisonnement de travaux de recherche a exploré la richesse des usages des plantes par les communautés locales au Cameroun.
Toutefois, force est de constater que ces travaux ont majoritairement documenter les usages médicinaux des plantes.
Conscient de l’intérêt que revêt ces savoirs traditionnels des populations locales dans le domaine de la cosmétique, notre équipe de recherche a entrepris depuis quelques années à documenter les plantes à usages cosmétiques dans quelques communautés du Cameroun. Ces recherches ont fait l’objet de deux articles scientifiques publiés et plusieurs mémoires de recherche (https://www.mdpi.com/2079-9284/5/2/31, https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0254629917304076;).
Le présent projet de recherche a l’ambition de constituer un premier recueil des espèces de plantes de la cosmétopée camerounaise.
De manière spécifique cette recherche vise les objectifs suivants :
- Réaliser une enquête ethnobotanique dans les quatre aires culturelles du Cameroun ressortant les usages cosmétique des plantes de la flore camerounaise ;
- Constituer un herbier spécialisé des espèces de la cosmétopée camerounaise à des fins d’identification et de conservation ;
- Editer et produire un premier volume d’un catalogue national des espèces de la cosmétopée camerounaise ;
- Organiser un séminaire réunissant des étudiants/chercheur (en sciences humaines et sociales, en ethnobotanique, biotechnologies…), les entreprises et les administrations publiques concernées autour la cosmétopée et de ses enjeux.

Quels seront les bénéficiaires des actions menées?
Les principaux bénéficiaires du projet sont : (1) l’Etat du Cameroun qui disposera d’un recueil des plantes de la cosmétopée national. Ce recueil est une contribution majeure aux efforts actuels du Gouvernement pour constituer une base de données des ressources génétiques et des connaissances traditionnelles associées, dans le cadre de ses efforts pour mettre en œuvre le protocole de Nagoya au Cameroun ; (2) les communautés locales détentrices des connaissances traditionnelles qui se serviront de ce répertoire des plantes de leur cosmétopée et des connaissances traditionnelles associées pour explorer des possibilités de valorisation, de commercialisation et de partage de bénéfices issus de leur exploitation par d’éventuels utilisateurs ; (3) les étudiants, universitaires et chercheurs qui y trouveront un base d’informations utiles pour initier des travaux de recherche-développement sur la cosmétopée du Cameroun ; (4) les entreprises cosmétiques qui y trouveront des données de base sur la cosmétopée du Cameroun utiles pour orienter leur investissement dans les chaines de valeur d’espèces de la cosmétopée Camerounaise.

Quels sont les résultats et impacts attendus de votre projet ?
Les résultats attendus du projet sont :
- un checklist des espèces de la flore camerounaise et autre matière première naturelle à usage cosmétique dans les quatre aires culturelles du Cameroun, assorti de l'état actuel des connaissances phytochimique et pharmacologique sur ces espèces;
- un herbier spécialisé des espèces de la cosmétopée camerounaise;
- Un catalogue national de la cosmétopée camerounaise édité et publié dans la base de données nationale des connaissances traditionnelles sur les plantes;
- un séminaire cosmétopée est organisé à l’intention des étudiants en sciences humaines et sociales, en ethnobotanique.

Les impacts attendus du projet sont :
- connaissance accrue des éléments de cosmétopée camerounaise servant de socle pour la recherche, l’innovation et le développement ;
- prise de conscience et capacités accrue des jeunes chercheurs et des industriels pour explorer et valoriser la cosmétopée.

Quelle méthode de suivi et d'évaluation prévoyez vous de mettre en place pour que ces résultats et impacts soient optimisés?
La démarche de suivi envisagée est la suivante :
- la production des rapports d’activités afin d’informer de l’état d’avancement du projet ;
- Les rapports d’activités auront une périodicité de 6 mois afin de suivre l’exécution du projet. Ils comprendront, le rapport financier, les rapports techniques d’exécution pour chaque volet du projet.
Au niveau de l’évaluation du projet, l’approche suivante est envisagée pour l’évaluation du projet :
- Une évaluation à mi-parcours pour analyser l’état d’exécution du projet.
- Une évaluation de fin de projet pour mesurer l’impact réel du projet sur les bénéficiaires.
Les indicateurs de suivi du projet seront :
- Au moins 100 informateurs dans chacune des quatre aires culturelles du Cameroun sont interrogés sur leurs connaissances des plantes à usage cosmétique ;
- Une collection de spécimen botanique des espèces de la cosmétopée camerounaise est constitués en triplicate et conservée au Musée Ecologique du Millénaire, à l’Herbier National du Cameroun et à l’Université de Douala ;
- un catalogue national de la cosmétopée camerounaise est produit et enregistrée dans la base de données nationale des ressources génétiques et connaissances traditionnelles associées du Cameroun;
- Au moins 4 étudiants participent directement à la mise en œuvre du projet et au moins 20 reçoivent une formation cosmétopée organisé à leur intention.

Sur quelle durée prévoyez-vous de mettre en place votre projet? Quelle en sera la date de démarrage?
La date de démarrage du projet est janvier 2025. La durée du projet sera de 18 mois.

Quelles sont les principales étapes de votre projet?
Le projet sera mis en œuvre suivant une méthodologie en quatre principales étales comme suit :

Etape 1 : Préparation

Au cours de cette étape, les activités suivantes seront menées :
- Suivi des procédures de contractualisation et mise en place des mesures de suivi-évaluation du projet,
- Recrutement et formation des étudiants à la collecte de données
- Préparation et pré-test du questionnaire ethnobotanique,
- Mobilisation de la logistique nécessaire (caméra, GPS, matériel de collecte des spécimens botaniques et de confection des herbiers, matériels de formation, etc)
- Mise en place et suivi des mesures éthiques et administratives

Etape 2 : Enquête ethnobotaniques et revue de la littérature ethnopharmacologique

L’enquête se déroulera dans les quatre principales aires culturelles du Cameroun.
Dans chaque aire culturelle, un échantillon de 100 informateurs au moins, représentative de la composition sociologique de chaque aire culturelle sera interrogée.
Les enquêtes se dérouleront préférentiellement en milieu rurale où la dépendance des populations de la biodiversité est supposée encore plus forte.
Dans chaque zone, une rencontre sera organisée avec les autorités administratives et traditionnelles en vue de leur expliqué les objectifs du projet et obtenir leur consentement. Selon les nécessités, un assistant villageois sera recruté pour faciliter les contacts et la communication avec les cibles.
Au cours de l’enquête, les informateurs seront édifiés sur la définition de produit cosmétique. Les informations seront collectées sur les plantes localement utilisées comme cosmétique, les parties utilisées, les méthodes de collecte des organes, de préparation et d’administration des recettes, les allégations revendiquées pour chaque recette.
Les espèces de plantes recensées seront identifiées sur le terrain à l’aide de diverses flores, manuels de botanique et guides de terrain. Les échantillons d’herbiers seront collectés, puis traités en vue de la confirmation de leur identification à l’Herbier National et leur conservation. Les photographies haute résolution des espèces recensées seront également faites.
Une revue de littérature explorant les bases de données scientifiques spécialisées disponibles (Science directe, web of science, scopus, Pubmed, pubchem, etc) permettra de ressortir un état des connaissances disponible sur chacune des espèces recensées du point de vue de la chimiotaxonomie et de leur bioactivité.

Etape 3: Reporting

Les données récoltées seront dépouillées et encodées dans une base de données excel, et traitées suivant les outils classiques d’usage en ethnobotanique quantitative.
Des manuscrits d’articles scientifiques seront préparés pour publication.
Un catalogue pilote de la cosmetopée camerounaise sera élaboré.

Etape 4 : Organisation d’un séminaire cosmétopée

Le Séminaire cosmétopée sera conçu pour présenter les potentialités et richesses de la biodiversité camerounaise comme ressources à développer, et dont les usages pourront inspirer des valorisations innovantes. Il réunira les étudiants/chercheurs, les entreprises, les représentants des communautés locales et les administrations publiques concernées. Ce séminaire servira également de cadre pour présenter au public le premier volume de la cosmétopée camerounaise, et pour stimuler les idées de recherche-développement et l’innovation.

Quelles seront les ressources humaines impliquées?
Le projet sera mis en œuvre par une équipe comprenant :
- un ethnobotaniste (chef de projet) ;
- quatre étudiants de niveau Master en sciences humaines et sociales, en ethnobotanique….,
- un assistant administratif et financier

Quels seront les moyens techniques sur lesquels vous vous appuierez pou réaliser votre projet
Pour réaliser le projet, l’équipe s’appuiera sur les moyens techniques suivants:
- les fiches d’enquêtes ethnobotaniques ;
- les petit matériel d’herbier pour la collecte, le traitement et la conservation des échantillons botanique ;
- des appareils photo haute résolution ;
- des GPS pour la géolocalisation dans les sites d’enquêtes ;
- des supports de sensibilisation (flyers, Roll-up, banderoles)

Quelles sont les organisations institutionnelles avec lesquelles vous travaillerez dans le cadre de votre projet?
Dans le cadre de ce projet, nous travaillerons avec les organisations institutionnelles suivantes :
- Le Millennium Ecologic Museum : principal porteur du projet, le MEM assurera la gestion administrative et financière des fonds mises à disposition projet par COSMETIC VALLEY, le recrutement de stagiaires pour la collecte de données le reporting général du projet, le développement des outils de collecte et d’analyse de données d’enquêtes ethnobotaniques, le traitement et la conservation des échantillons de la cosmétopée;

- L’Université de Douala : fournira les étudiants à impliquer dans le projet et la revue de l’approche méthodologique et des outils de collecte de données ;

- L’Herbier National sera sollicité pour l’expertise en matière d’identification des espèces ;

- Le Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable : autorité nationale compétente sur les questions d’accès aux ressources génétiques et de partages juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation (APA), sera sollicité pour les formalités de conformité du projet au cadre juridique national APA

De quelle manière assurerez-vous l'éthique de votre projet?
Pour ce travail, nous suivrons les principes et les lignes directrices du code d'éthique de la Société internationale d'ethnobiologie.
Au niveau national, le projet respectera également les prescriptions de la Loi N°2021/014 du 09 juillet 2021 régissant l'accès aux ressources génétiques, à leurs dérives, aux connaissances traditionnelles associées et le partage juste et équitable des avantages issus de leur utilisation et du Décret N°2023/07526/PM du 6 Octobre 2023 fixant les modalités application de ladite loi.

Quel est le budget de votre projet?
Le budget du projet est de 30 443 Euros. Le détail de l'ensemble des dépenses prévues est fourni en Pièce jointe

Document Annexe

Partenaires

Aurélie Taylor Patience DINGOM
Aurélie Taylor Patience DINGOM
Point Focal National APA Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable (MINEPDED)
Isabelle Sandrine BOUELET NTSAMA
Isabelle Sandrine BOUELET NTSAMA
Enseignante-Chercheur Université de Douala